Guide
Choisir une agence de relations presse ou un attaché de presse
Agence, indépendant ou recrutement interne : trois façons d’organiser vos relations presse. Comparez périmètre, disponibilité et coûts publiés, posez les bonnes questions et repérez les promesses qui doivent vous alerter.

Agence, indépendant ou salarié recruté en interne : les trois formules font le même métier, celui des relations presse, avec des moyens, une disponibilité et des coûts différents. Ce guide vous aide à choisir. Une règle vaut pour les trois : une démarche de relations presse ne garantit jamais une publication. Le journaliste et sa rédaction décident seuls de publier, de l’angle et du contenu.
Que fait un attaché de presse, quelle que soit la formule ?
Selon le CIDJ, la mission de l’attaché de presse est de faire connaître une marque, un artiste, une entreprise ou une collectivité auprès des journalistes. Il rédige communiqués et dossiers de presse, et organise des conférences de presse ou des événements du même type. Il est le porte‑parole auprès des médias et travaille en lien étroit avec le service communication CIDJ.
Le métier s’exerce notamment dans le service communication d’une entreprise ou d’une administration, ou dans une agence spécialisée CIDJ. Le choix porte donc sur l’organisation : qui fait le travail, avec quel réseau, pour quel coût.
Agence, indépendant ou salarié : le comparatif
Les coûts indiqués sont des repères publiés par une source à une date donnée, pas des tarifs du marché.
| Critère | Agence de relations presse | Attaché de presse indépendant | Attaché de presse salarié en interne |
|---|---|---|---|
| Périmètre | Conseil, rédaction, diffusion, relances, suivi ; prestations à la carte possibles. | Rédaction, envoi, relances et suivi, sur peu de dossiers à la fois. | Toutes les prises de parole, avec la direction et le service communication. |
| Connaissance des médias | Plusieurs personnes, souvent plusieurs secteurs. | Un réseau souvent centré sur un ou deux secteurs, à vérifier. | Une connaissance fine de votre sujet ; un réseau de journalistes à construire. |
| Disponibilité | Une équipe qui assure la continuité, mais d’autres clients à servir. | Un interlocuteur unique ; une capacité limitée en cas de pic ou d’absence. | Une présence quotidienne et un accès direct aux informations internes. |
| Coût (repères publiés) | Selon 24presse, en 2026 : à partir de 2 000 € HT par mois pour la France. | Selon Codeur.com, en octobre 2026 : tarif journalier moyen de 195 €, soit 28 € de l’heure Codeur.com. | Selon L’Étudiant, en 2026 : salaire moyen affiché de 37 300 € par an, soit 3 100 € bruts par mois, dans les offres publiées sur l’Apec L’Étudiant. |
| Contrat | Contrat de prestation ; 24presse, par exemple, annonce une prestation sans engagement, interruptible chaque mois. | Devis ou contrat de mission, au jour ou au forfait. | Contrat de travail, après un recrutement. |
Dans quel cas choisir quelle formule ?
Il n’existe pas de choix universel. Trois questions orientent la décision : la fréquence de vos annonces, la spécialisation de vos médias cibles et le temps que votre équipe peut y consacrer. Des annonces ponctuelles se prêtent à une mission confiée à l’extérieur ; une actualité régulière justifie plus souvent un poste interne, appuyé si besoin pour les temps forts.
Combien prévoir selon la formule choisie ?
Un tarif journalier, un forfait mensuel et un salaire ne couvrent pas le même travail. Pour construire l’enveloppe globale, appuyez‑vous sur notre guide consacré au budget des relations presse.
Pour une agence
24presse affiche trois zones : 24 000 € par an (2 000 € par mois) pour la France, 30 000 € (2 500 € par mois) pour l’Europe et 34 800 € (2 900 € par mois) pour le monde, selon ses prix consultés en 2026. Elle affiche aussi une relance téléphonique d’environ 15 journalistes ou médias à 290 € et un entraînement à la prise de parole devant les médias, avec journalistes et équipe TV, à 2 400 €. Son « Option Rédac » (rédaction ou professionnalisation du communiqué) est affichée à 190 € 24presse.com. Demandez à chaque prestataire ce que couvre son forfait : communiqués, relances, comptes rendus.
Pour un indépendant
Le tarif journalier moyen relevé par Codeur.com mêle des consultants en relations presse et des profils généralistes, de communication digitale ou de SEO Codeur.com. Demandez combien de jours couvre une mission : rédaction, ciblage, envoi, relances, compte rendu.
Pour un recrutement interne
Selon les données de Glassdoor citées par L’Étudiant, un poste débutant commence autour de 29 000 € bruts par an, soit 2 400 € bruts par mois L’Étudiant. Selon makesense jobs, qui cite France Travail (2e trimestre 2024), 80 % des offres d’attaché de presse proposent entre 1 767 € et 3 000 € bruts par mois makesense jobs. Le coût pour l’employeur dépasse le salaire brut : faites-le chiffrer par vos ressources humaines ou votre expert-comptable.
Un poste souvent oublié : la copie d’articles
Une agence ou un indépendant qui envoie à ses clients des copies numériques d’articles ou d’extraits audiovisuels relève d’une licence spécifique du CFC, dite « Service de relations médias & relations publics » CFC. Demandez si votre prestataire en dispose et si son coût figure au devis.
Quelles questions poser à un prestataire ?
Ses réponses montrent comment il travaille, et comment les journalistes qu’il contactera en votre nom le perçoivent.
- Quelle est votre méthode ? Demandez comment il choisit l’angle et à quelles rubriques il pense pour votre sujet. Une réponse précise sur vos médias vaut mieux qu’une liste de références.
- Comment votre fichier est‑il constitué ? Un fichier presse utile est trié par rubrique, tenu à jour et inclut les pigistes. Selon la fiche RNCP du métier, l’activité doit respecter la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978 (n° 78‑17) France Compétences. Notre guide pour identifier les médias et journalistes à contacter détaille ce point.
- Pouvez‑vous montrer des communiqués déjà envoyés ? Demandez‑en deux ou trois. Jugez le titre, le chapô et la présence d’une information vérifiable, à l’aide des règles pour rédiger un communiqué de presse.
- Quel compte rendu recevrai‑je ? Il liste les journalistes contactés, leurs réponses et les sujets publiés, et sépare ce qui a été acheté de ce qui a été repris librement. Notre méthode pour mesurer les retombées presse aide à le lire.
- Qui travaillera sur mon dossier ? La personne qui présente l’offre n’est pas toujours celle qui écrira aux journalistes.
Pourquoi aucun prestataire ne peut promettre de parution
Le journaliste reçoit plus de propositions qu’il ne peut en traiter. Il choisit selon l’intérêt de ses lecteurs, la ligne de sa rédaction et ses contraintes de temps, jusqu’au bouclage de l’édition. Il reste libre de l’angle, du traitement et de la décision de ne rien publier. Notre guide sur la façon dont travaillent les journalistes détaille ces contraintes.
Un prestataire s’engage donc sur des moyens : un angle travaillé, un ciblage précis, des relances mesurées, un compte rendu honnête. Quelle que soit la formule choisie, il ne peut garantir aucune publication. 24presse oppose ainsi le communiqué, qui vise une reprise éditoriale indépendante, au publi-rédactionnel, qui correspond à un achat de visibilité 24presse.com. RS‑Education écrit de son côté qu’aucune agence sérieuse ne peut garantir une parution dans la presse RS‑Education.
Une parution achetée relève de l’espace payant, donc de la publicité : c’est le domaine de l’achat d’espace publicitaire, un autre métier avec d’autres règles.
Quels signaux d’alerte avant de signer ?
- Une promesse de parution ou de passage. Soit elle ne sera pas tenue, soit l’espace est acheté.
- Un paiement au résultat. Une rémunération à la retombée fait dépendre le paiement d’un résultat que le prestataire ne maîtrise pas. Demandez comment le prestataire obtiendrait un résultat qu’il ne maîtrise pas.
- Un contenu payant présenté comme un article. Un publireportage acheté à un média relève de la publicité, pas de l’information. Le CDJM indique être régulièrement saisi depuis 2020 pour des confusions entre publicité et information, qu’il qualifie de manquement déontologique CDJM.
- Un envoi massif à des contacts non triés. Il use votre nom auprès des rédactions.
- Un engagement long sans clause de sortie, ou un compte rendu qui ne dit pas qui a été contacté.
Que vérifier dans le contrat ?
Le contrat décrit des moyens et des livrables : il ne garantit aucune parution. Vérifiez :
- les livrables : plan de relations presse, communiqués, dossier de presse, relances, comptes rendus ;
- la durée, le préavis et les conditions d’interruption ;
- la propriété des textes et le sort de votre fichier de contacts en fin de mission ;
- la confidentialité des informations transmises avant leur annonce ;
- les frais annexes : licence de copie d’articles, déplacements, événements.
Pendant la consultation, ne réclamez pas une recommandation stratégique complète sans la payer. Dans une tribune publiée par CB News le 1er juin 2026, la fondatrice d’une agence de relations presse dénonce l’habitude de fournir ces recommandations gratuitement lors des appels d’offres et plaide pour leur rémunération CB News.
Si votre besoin dépasse les relations presse (positionnement, création, campagne multicanale), cherchez plutôt une agence de communication : les critères pour choisir une agence de communication sont différents.
Faut‑il un prestataire spécialisé dans votre secteur ?
Dans les secteurs aux rédactions spécialisées, comme l’éducation, la santé ou la culture, la connaissance des journalistes et de leur calendrier pèse lourd. Exigez d’un prestataire spécialisé la même transparence que d’un généraliste : méthode, fichier, exemples, compte rendu. Pour l’éducation, notre guide pour choisir une agence RP spécialisée dans l’éducation détaille les points propres à ce secteur.


